Description
La géomatique est l’un des secteurs numériques les plus énergivores. Elle repose sur des technologies complexes et variées d’acquisition de données géospatiales — satellites d’observation et de géopositionnement, drones, Lidar, etc. — et génère des volumes massifs de données (imagerie, nuages de points, cartographie, etc.). Pourtant, aucune étude n’a encore permis de quantifier l’empreinte environnementale des serveurs qui hébergent ces données.
Dans un contexte où les émissions de GES liées au numérique connaissent une croissance rapide, il devient essentiel d’envisager des scénarios de sobriété compatibles avec les objectifs climatiques internationaux. De plus en plus d’analyses cherchent à mesurer l’impact environnemental des technologies numériques et à guider leur développement selon des critères de pertinence sociale et d’acceptabilité.
Objectifs
Ce projet exploratoire vise à combler une lacune importante en réalisant la toute première analyse de l’empreinte environnementale d’un serveur municipal de données géospatiales. Il repose sur la conception d’une méthode de caractérisation adaptée aux spécificités du secteur de la géomatique, puis sur sa mise à l’épreuve à travers une analyse exploratoire de l’empreinte carbone du serveur de données géospatiales de la Ville de Québec, menée en collaboration avec les équipes du service de géomatique municipal et de la Direction générale de l’information géographique gouvernementale.
Chercheurs et étudiants impliqués
- Stéphane Roche
- Christophe Abrassart
- Bertrand Laratte
Partenaires
- Ville de Québec
- Direction générale de l’information géographique gouvernementale